3 avril 2026
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La Coalition pour Sauver la Démocratie au Tchad (COSADT) a été officiellement lancée le samedi 10 janvier 2026 à N’Djamena, à l’occasion d’un point de presse réunissant responsables politiques, militants et journalistes.

Regroupant plusieurs partis de l’opposition démocratique, la coalition affirme vouloir défendre la démocratie, l’État de droit et les libertés fondamentales au Tchad. Dans sa déclaration, la coordination de la COSADT a souligné le sens de cette initiative politique.

« Nous nous réunissons aujourd’hui avec une immense détermination et un profond sens de responsabilité pour le lancement officiel de la Coalition pour Sauver la Démocratie au Tchad », a déclaré le coordonnateur.

La coalition d’opposition se présente comme une plateforme unitaire.« La COSADT est une union solidaire des partis politiques de l’opposition démocratique, partageant une vision commune pour l’avenir du Tchad », a-t-il précisé.Dans un ton critique, la COSADT a dressé un constat sévère de la situation politique nationale, estimant que les valeurs fondamentales sont en recul.

« Le Tchad que nous aimons est celui de la justice, de la liberté et de la solidarité, mais ces valeurs sont aujourd’hui sérieusement remises en question », a souligné la coordination.La coalition a dénoncé l’ordonnance n°009/PT/2023, jugée restrictive des libertés publiques, ainsi que le processus électoral de 2024, qualifié de confiscation de la volonté populaire.

« L’ordonnance restreignant les libertés publiques et le processus électoral de 2024 ont porté un coup grave à la démocratie et trahi la volonté du peuple tchadien », a affirmé la COSADT.La Constitution promulguée le 8 octobre 2025, supprimant la limitation des mandats présidentiels, a également été vivement critiquée.

« Cette Constitution a des conséquences profondes sur l’avenir démocratique du pays », a averti la coalition.Par ailleurs, la COSADT a condamné les arrestations d’acteurs politiques, les intimidations et la répression des médias, qu’elle considère comme des atteintes graves à la liberté d’expression.

« Il est inacceptable que des femmes et des hommes engagés pour la démocratie soient traqués, intimidés et arrêtés arbitrairement pour avoir exprimé leurs convictions », a dénoncé le coordonnateur.

« Les médias doivent être le pilier de notre démocratie ; les voix dissidentes doivent être entendues et respectées », a-t-il ajouté.

Face à ce qu’elle qualifie de dérive autoritaire, la coalition appelle à une mobilisation citoyenne et politique.

« Nous ne pouvons plus rester les bras croisés face à la confiscation de la souveraineté populaire », a lancé la COSADT.Lors de ce point de presse, la coalition a réaffirmé sa détermination à poursuivre le combat démocratique.

« Ensemble, nous pouvons faire la différence et construire un avenir meilleur pour notre pays », avant de rappeler sa devise :« La volonté du peuple vaincra ».

Les déclarations ont été faites par Izadine Ahmat Tidjani, coordonnateur de la COSADT, qui annonce la poursuite des consultations et la mise en place prochaine des structures de la coalition.

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