La Commission du Bassin du Lac Tchad et la Banque Africaine de Développement ont procédé, ce lundi 4 mai 2026 à N’Djamena, au lancement officiel du Projet d’Appui à la Restauration des Fonctions Écologiques et Économiques du Bassin du Lac Tchad (PARFEBALT).
L’atelier de démarrage, ouvert dans un hôtel de la capitale, se poursuivra jusqu’au 8 mai.Doté de 7,8 millions d’Unités de Compte pour la période 2025-2028, le projet cible cinq pays du bassin : le Tchad, le Nigeria, le Niger, le Cameroun et la République centrafricaine.
Piloté par la CBLT avec l’appui financier de la BAD, le PARFEBALT vise à restaurer les écosystèmes dégradés, renforcer les moyens de subsistance et accroître la résilience des populations face aux effets du changement climatique et à la pression sur les ressources.
« Le lancement de ce jour représente une étape décisive qui affirme l’engagement partagé des États membres pour la sauvegarde du Lac Tchad », a déclaré le secrétaire exécutif de la CBLT, Ibrahim Babani.
Il a salué le soutien « stratégique et financier constant » de la BAD, soulignant que le projet s’inscrit dans le Programme d’Action Stratégique 2023-2035.
Selon lui, le PARFEBALT permettra notamment de renforcer les bases techniques, institutionnelles et financières en vue d’un futur programme régional, avec un accent sur l’amélioration des capacités hydrauliques des systèmes Chari–Logone et Komadugu-Yobe.
Présidant la cérémonie, le ministre tchadien de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin, a qualifié cette initiative d’« étape importante » dans la préservation d’un espace vital pour des millions de personnes.
« Le bassin du Lac Tchad soutient des millions de femmes et d’hommes, mais ces équilibres sont aujourd’hui fragilisés par le changement climatique, la dégradation des écosystèmes et l’insécurité. Face à ces défis, il est impératif d’agir », a-t-il insisté.
Le ministre a également mis en avant la dimension stratégique et humaine du projet, appelé à poser des bases solides pour la gestion durable des ressources en eau, tout en favorisant l’inclusion sociale, notamment des femmes et des jeunes.
Au-delà de son volet technique, le PARFEBALT ambitionne de transformer les vulnérabilités en opportunités, en faisant de la restauration écologique un véritable levier de développement économique et de stabilité régionale.
L’atelier réunit, jusqu’au 8 mai, des représentants des États membres, des partenaires techniques et financiers ainsi que des experts, autour de la définition des mécanismes de mise en œuvre du projet.
