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Après dix mois de travail et plusieurs consultations, la Médiature de la République franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son action. L’institution s’est engagée dans la validation technique d’une Stratégie d’Engagement, destinée à orienter ses interventions au cours des prochaines années.

L’atelier de validation technique a été ouvert ce lundi 7 septembre 2026 par Djibrine Moussa Mahamat, Secrétaire général adjoint, représentant le Médiateur de la République, l’Ambassadeur Saleh Kebzabo.La rencontre a réuni les conseillers, directeurs, assistants et chefs de service de la Médiature.

Elle s’est également tenue en présence de Carol Mottet, Représentante spéciale de la Suisse pour le Sahel et le Tchad, et de Judith Knopfli, spécialiste Paix et Développement au Bureau du Coordonnateur résident du Système des Nations unies au Tchad.Cette stratégie est le résultat de dix mois de travail, marqués notamment par quatre ateliers de concertation, une restitution interne et des évaluations à mi-parcours.

Elle doit servir de document de référence pour mieux orienter les actions de la Médiature et renforcer la coordination de ses interventions.À l’ouverture des travaux, Djibrine Moussa Mahamat a rappelé que l’objectif ne se limite pas à l’adoption d’un document.

« L’objectif n’est pas simplement de valider un document ; l’objectif est de nous doter d’un outil que nous pourrons réellement mettre en œuvre », a-t-il déclaré.Les participants ont examiné les différentes orientations proposées, formulé des observations et apporté des contributions afin d’améliorer le contenu et le caractère opérationnel de la stratégie.

L’un des principaux objectifs affichés est également de rapprocher davantage la Médiature des citoyens. « Il nous faut être davantage présents sur le terrain. Il nous faut être plus proches des citoyens. Il nous faut écouter davantage », a souligné le Secrétaire général adjoint.À travers cette nouvelle orientation, la Médiature entend renforcer son rôle dans la prévention et le règlement amiable des différends entre l’administration et les citoyens.

L’institution souhaite également contribuer davantage au dialogue, à la prévention des conflits, à l’apaisement, à la cohésion sociale et à la consolidation de la paix.La validation technique constitue ainsi une étape importante avant la mise en œuvre de cette stratégie.

L’ambition affichée est de faire de la Médiature une institution plus forte, crédible, accessible et surtout plus proche des citoyens.En conclusion, Djibrine Moussa Mahamat a cité l’ancien Secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, pour rappeler l’importance du travail institutionnel dans la construction de la paix : « La paix ne se décrète pas. Elle se construit, jour après jour, institution après institution. »

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