ATI — Une mission gouvernementale conduite par le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, le Général de Corps d’Armée Ali Ahmat Aghabache, s’est achevée ce mercredi 16 septembre 2026 à Ati, dans la province du Batha. Déployée sur le terrain, cette mission avait pour objectif de vérifier la situation autour des limites territoriales contestées, de réaffirmer l’autorité de l’État et de dégager des mesures visant à prévenir une nouvelle escalade des tensions communautaires.
Après une mission de vérification effectuée le 15 septembre sur plusieurs sites, notamment à Amzafaye, Wartanga et Chawir, la commission a présenté les résultats de ses travaux aux autorités administratives, aux responsables locaux et aux représentants des communautés concernées, réunis au Conseil provincial du Batha.
Selon le rapport présenté par le premier rapporteur de la commission, Mainadjo Babbaro, secrétaire général adjoint du ministère en charge de l’Administration du territoire, les vérifications effectuées sur le terrain, en présence des techniciens du cadastre, des autorités locales et des représentants des deux communautés, n’ont révélé aucun déplacement ni aucune modification des bornes examinées.
À l’issue de cette présentation, le chef de la délégation gouvernementale a salué le travail réalisé par la commission et appelé les différentes parties à privilégier le dialogue, la réconciliation et la recherche de solutions consensuelles, dans le respect des textes en vigueur et de l’autorité de l’État.Après près de deux heures de concertation à huis clos, trois principales mesures ont été retenues.
Il s’agit du maintien des procès-verbaux antérieurs relatifs à la délimitation établie en 2000, de l’organisation d’une opération de désarmement dans la province du Batha et de la mise en place, par chaque communauté, d’un comité de cinq représentants chargé du suivi et du respect des procès-verbaux.
Ces représentants devront notamment travailler sous la responsabilité des chefs des cantons Khouzam et Woulad Rachid, afin de contribuer au respect des engagements pris et à la prévention de nouvelles tensions.Cette démarche s’inscrit également dans le prolongement de la circulaire du 1er septembre 2026 du ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, qui interdit aux Forces de sécurité intérieure de s’impliquer dans les conflits communautaires.
Prenant la parole, le vice-président du Haut Conseil des chefferies traditionnelles, le chef de canton Mahamat Fadoul Mackaye, a insisté sur la nécessité de renforcer l’autorité de l’État et de garantir l’application effective des actes et décisions administratives, comme conditions essentielles au maintien de la paix et de la cohésion sociale.
La rencontre s’est achevée par la lecture en arabe des conclusions de la commission, en présence notamment des chefs des cantons Khouzam, Acyl Assileck, et Woulad Rachid, Alkhalil Bichara.
