images

Image d'Illustration

C’est une affaire aussi rocambolesque que virale qui secoue la ville de Mbalmayo (région du Centre) à l’approche des festivités de la fête nationale de l’Unité du 20 mai. Une affaire où l’humour a rapidement laissé place aux grilles de la cellule.

Un élan de générosité qui tourne au vinaigre

À l’occasion des préparatifs du défilé et des réjouissances du 20 mai, la troupe humoristique locale bien connue, « Les Rigolards » (portée par des figures comme Haricot Beans et Del Piso), a voulu marquer le coup. Souhaitant apporter leur contribution citoyenne, les comédiens se sont rendus auprès du Préfet du département du Nyong-et-So’o, Giles Christian Sadi, pour lui offrir solennellement un bœuf.

Mais le protocole a rapidement été interrompu par les forces de l’ordre. Selon les premières constatations, l’animal offert à l’autorité administrative s’est avéré être un bœuf signalé comme volé.

« On n’a pas volé ! » : Le buzz sur les réseaux sociaux

Conséquence immédiate : les membres de la troupe ont été interpellés et placés en garde à vue. Depuis leur cellule, les comédiens ont réussi à faire diffuser une vidéo explicative qui enflamme littéralement Facebook et les plateformes de messagerie au Cameroun.

Dans cette séquence, ils confirment être allés de bonne foi « donner un bœuf comme contribution » pour la fête nationale, tout en clamant haut et fort leur innocence : « On n’a pas volé ! », répètent-ils avec insistance, affirmant avoir été induits en erreur par des intermédiaires lors de l’acquisition de la bête.

Entre moqueries et appels à la libération

Sur la toile, l’affaire suscite une vague de réactions massives. Si certains internautes tournent la situation en dérision — soulignant l’ironie de vouloir corrompre ou honorer l’autorité avec le fruit d’un larcin —, de nombreux fans et habitants de Mbalmayo multiplient les messages de soutien. Des appels à la clémence et à leur libération rapide se multiplient, arguant qu’il s’agit d’une maladresse manifeste plutôt que d’un acte criminel délibéré.

L’enquête suit son cours à la gendarmerie locale pour déterminer la provenance exacte de l’animal et établir les responsabilités de chacun dans cette « générosité » devenue un véritable fait divers national.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *