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Un an après la publication de son ouvrage consacré à l’hygiène, l’écrivain tchadien appelle à renforcer la prévention et la sensibilisation contre le choléra. Pour lui, « écrire, c’est avertir ».

N’Djamena — Le retour du choléra au Tchad intervient un an après la publication de La santé, un levier de développement : le miroir de l’hygiène, un regard sur la société tchadienne, ouvrage de l’écrivain tchadien Allahguermadji Djimognan Bégui, publié aux éditions Toumaï. Une coïncidence qui l’amène à revenir sur les dangers liés au manque d’hygiène et sur la nécessité d’agir davantage en matière de prévention.

Auteur de deux ouvrages, La santé, un levier de développement : le miroir de l’hygiène, un regard sur la société tchadienne et Mon enfant, mon seul espoir, Allahguermadji Djimognan Bégui considère que la résurgence du choléra ne constitue pas une prophétie, mais plutôt une réalité sanitaire qui confirme l’importance des préoccupations abordées dans son livre.

« Écrire, c’est avertir »Le retour du choléra soulève plusieurs interrogations : pourquoi cette maladie revient-elle malgré les efforts de prévention ? La publication de son ouvrage était-elle prémonitoire ? Quel message adresser aujourd’hui à la population ?Pour l’écrivain, la réponse se trouve dans la vocation même de l’écriture.« Écrire, c’est avertir. Écrire, c’est prévenir, c’est révéler les choses afin de garantir la vie du peuple.

Écrire, c’est aussi attirer l’attention sur un problème », souligne-t-il.Selon lui, l’écriture naît souvent d’un constat. L’écrivain observe les réalités de sa société, les analyse et tente, à travers ses œuvres, de sensibiliser et d’alerter l’opinion.

L’hygiène au cœur de la préventionLe choléra est une maladie diarrhéique aiguë provoquée par la bactérie Vibrio cholerae. Sa transmission est principalement liée à la consommation d’eau ou d’aliments contaminés. Elle peut se propager rapidement lorsque les conditions d’hygiène et d’assainissement sont insuffisantes.

L’ingestion d’eau contaminée, la consommation d’aliments préparés ou lavés avec cette eau, ainsi que le contact avec les selles ou vomissures d’une personne malade peuvent favoriser la transmission.Sans traitement rapide, les pertes importantes de liquides peuvent provoquer une déshydratation sévère, un choc et, dans les cas les plus graves, entraîner la mort en quelques heures.

Un défi sanitaire et de développementPour Allahguermadji Djimognan Bégui, la question de l’hygiène dépasse le seul cadre sanitaire. Elle constitue également un enjeu de développement.Dans plusieurs zones urbaines et rurales du Tchad, l’accès à l’eau potable, aux latrines adéquates, à une bonne gestion des déchets et à l’éducation sanitaire demeure un défi.

Ces insuffisances peuvent créer des conditions favorables à la propagation des maladies infectieuses et affecter durablement la qualité de vie des populations.L’écrivain appelle ainsi à faire de l’hygiène une priorité collective, impliquant les pouvoirs publics, les acteurs sanitaires, les organisations de la société civile et les citoyens.

Des gestes simples, une responsabilité collectivePour prévenir le choléra, l’auteur insiste sur l’importance des gestes quotidiens : se laver régulièrement les mains, consommer de l’eau potable, protéger les aliments, maintenir son environnement propre et participer à l’assainissement du cadre de vie.La prévention doit, selon lui, commencer au niveau individuel avant de devenir une responsabilité collective.

L’ACPHYT pour renforcer la sensibilisationC’est dans cette logique qu’a été créée l’Association citoyenne pour la promotion de l’hygiène au Tchad (ACPHYT).L’organisation entend contribuer à la sensibilisation des populations, accompagner les acteurs sanitaires et participer à la lutte contre la propagation des maladies infectieuses, notamment le choléra.

À travers cette initiative, Allahguermadji Djimognan Bégui entend transformer le constat en action. Son message est clair : face aux maladies liées au manque d’hygiène, la prévention demeure l’une des premières armes.Au-delà des traitements, la lutte contre le choléra passe donc par l’accès à l’eau potable, l’assainissement, l’éducation sanitaire et l’adoption durable de bonnes pratiques d’hygiène.

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