Inscrit comme principe fondamental dans la Constitution tchadienne, le bilinguisme — fondé sur le français et l’arabe comme langues officielles — peine encore à se traduire concrètement dans les salles de classe.
Réagissant à cette situation, Dr Fourissou Bibilla Marcel dénonce une application « désordonnée et inefficace » de cette politique linguistique. Il estime que l’absence d’enseignants suffisamment formés, de supports pédagogiques adaptés et d’une stratégie progressive compromet l’apprentissage équilibré des deux langues.
Tout en réaffirmant son attachement au bilinguisme, il appelle à une réforme profonde, cohérente et réaliste du système éducatif tchadien, capable de répondre aux défis structurels et aux exigences d’un enseignement de qualité.
