À N’Djaména, le chômage des jeunes diplômés prend une ampleur préoccupante, au point de devenir un véritable casse-tête social.
Entre manque d’opportunités et perspectives limitées, nombreux sont ceux qui se retrouvent face à un dilemme : rester et survivre dans la précarité ou quitter le pays à la recherche d’un avenir meilleur.
Chaque année, des centaines de jeunes sortent des universités et écoles professionnelles, mais peinent à intégrer le marché de l’emploi. Cette situation met en lumière les insuffisances structurelles du tissu économique national, encore peu capable d’absorber cette main-d’œuvre qualifiée.
Face à ce défi, plusieurs voix s’élèvent pour appeler les autorités à repenser leur stratégie en matière d’emploi. L’accent est notamment mis sur la nécessité de promouvoir la création d’entreprises, en particulier dans des secteurs porteurs comme l’agriculture, l’élevage et les services administratifs. Ces domaines, encore sous-exploités, pourraient offrir des opportunités concrètes d’insertion professionnelle et de développement économique.
Par ailleurs, les spécialistes recommandent de renforcer les partenariats extérieurs afin de faciliter les investissements, le transfert de compétences et l’ouverture à de nouveaux marchés.
Une meilleure valorisation des compétences locales apparaît également comme un levier essentiel pour réduire le chômage et freiner l’exode des jeunes talents.Dans ce contexte, l’exploitation des expériences et des qualifications des jeunes diplômés devient une urgence nationale.
Sans politiques publiques adaptées et sans initiatives concrètes, le pays risque de voir une génération entière confrontée à l’incertitude, voire contrainte à l’exil.Ainsi, au-delà du constat, c’est toute une stratégie de développement inclusive et durable qui est attendue, plaçant la jeunesse au cœur des priorités nationales.
