15 avril 2026
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À N’Djamena, le Parti Réformiste (PR) a vivement critiqué la gouvernance actuelle, dénonçant une cohésion sociale « de façade » et un système marqué, selon lui, par le népotisme. Le parti appelle à une inclusion réelle et à une justice sociale effective pour garantir la stabilité du pays.

N’Djamena, 14 avril 2026 — Le siège national du Parti Réformiste (PR), situé dans le quartier Diguel (8ᵉ arrondissement), a servi de cadre, ce mardi, à une sortie médiatique marquée par de vives critiques à l’encontre du pouvoir en place.Face à la presse, le vice-président du parti, Dr Fourissou Bibilla Marcel, a dressé un réquisitoire sévère contre la gouvernance actuelle, remettant en cause la sincérité du discours officiel sur la cohésion sociale.

Selon lui, cette notion, largement mise en avant par les autorités, ne serait qu’une apparence. « Ce discours sonne creux. Tant que la justice sociale ne se traduira pas en actes concrets, la cohésion sociale restera un slogan », a-t-il déclaré.

Le responsable du PR a également dénoncé ce qu’il qualifie de « népotisme d’État », accusant le pouvoir, sous la présidence de Mahamat Idriss Déby Itno, de concentrer les responsabilités au sein d’un cercle restreint.

Une pratique qu’il juge contraire aux principes républicains et susceptible de fragiliser l’unité nationale.Au-delà de la sphère politique, Dr Fourissou Bibilla Marcel a évoqué la situation des couches sociales vulnérables, notamment les personnes en situation de handicap, qu’il estime marginalisées.

Il a également dénoncé les dysfonctionnements dans le secteur éducatif, marqués, selon lui, par le favoritisme et la baisse de la qualité de l’enseignement.Interpellant les autorités, il a plaidé pour une gouvernance plus inclusive et un respect des opinions divergentes. « L’opposant n’est pas un ennemi, mais un acteur essentiel de la démocratie », a-t-il insisté, tout en dénonçant les pressions exercées contre les voix critiques.

En conclusion, le vice-président du Parti Réformiste a appelé à un partage équitable du pouvoir et à l’instauration d’une justice sociale réelle, qu’il considère comme une condition indispensable à une paix durable au Tchad.

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