Face à la recrudescence des accidents de la route impliquant les deux-roues, une dynamique de coopération stratégique a été engagée entre la Mairie de N’Djamena et le Système des Nations Unies au Tchad. Le Maire de la ville, M. Hassane Senoussi, a reçu en audience le Coordonnateur résident des Nations Unies, Dr Francois Batalingaya, pour acter un plan d’action visant à assainir et sécuriser le secteur des transports urbains.
Vers une régulation globale des moto-taxis
L’initiative, qui inclut une dotation en casques de protection, ne se limite pas à un simple geste matériel. Elle s’inscrit dans une réforme structurelle ambitieuse visant à encadrer les 16 000 conducteurs de moto-taxis opérant dans la capitale.
« Cette initiative dépasse la simple distribution de casques. Elle s’inscrit dans un programme global visant à organiser et à réguler environ 16 000 conducteurs de moto-taxi opérant dans la ville de N’Djamena », a souligné le Maire Hassane Senoussi.
Les défis du secteur
Les autorités municipales pointent du doigt les causes récurrentes de l’insécurité routière à N’Djamena, où le secteur des moto-taxis, bien que vital pour l’emploi des jeunes, fait face à des difficultés structurelles majeures :
- Insécurité physique : Fréquence élevée des accidents due au non-port du casque.
- Déficit de compétence : Absence de formation rigoureuse au code de la route.
- Instabilité réglementaire : Nécessité d’un cadre législatif et opérationnel plus contraignant pour structurer cet important secteur informel.
L’engagement des Nations Unies
Le Coordonnateur résident, Dr Francois Batalingaya, a réitéré le soutien des agences onusiennes pour accompagner la municipalité dans cette transformation. L’appui des Nations Unies se déclinera en trois axes prioritaires :
- Sensibilisation : Programmes éducatifs pour inculquer les réflexes de sécurité routière.
- Formation : Renforcement des capacités des conducteurs pour une meilleure maîtrise des règles de circulation.
- Gouvernance : Appui technique au renforcement des mécanismes de contrôle et de régulation du transport urbain.
Cette collaboration marque une volonté commune de faire de la mobilité à N’Djamena un modèle de sécurité, d’inclusivité et de durabilité, transformant ainsi ce secteur informel en un maillon structuré et sécurisé de l’économie locale.
