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Du 30 juillet au 4 août 2026, journalistes et communicateurs arpentent la province du Sila pour documenter les réalisations financées par la Banque mondiale et exécutées par le PAM.

Une importante délégation de journalistes, de reporters et de professionnels de la communication a posé ses valises à Goz Beïda, dans la province du Sila. Du 30 juillet au 4 août 2026, cette mission de terrain vise à constater de visu les progrès accomplis dans le cadre du projet RESITCHAD (Projet de Développement Territorial et de Résilience au Tchad).

Caméras au poing, enregistreurs prêts et drones déployés, ces professionnels des médias bravent les contraintes climatiques — entre pluies battantes, chaleur écrasante, boue et poussière — pour témoigner du virage stratégique opéré à l’est du Tchad.

L’objectif de ce grand reportage multimédia est d’apporter une visibilité accrue aux réalisations qui changent le quotidien des populations hôtes et des réfugiés soudanais.

Denis Djikini Kemndah, spécialiste en communication et membre de la délégation, précise les enjeux de ce déploiement : « Cette mission vise à documenter, à travers un reportage multimédia conjoint avec la presse, l’impact concret des infrastructures réalisées par RESITCHAD dans le Sila (écoles, centres de santé, points d’eau, ouvrages agro-pastoraux) sur la vie des communautés bénéficiaires, et à renforcer la visibilité du Projet et de ses partenaires. »

Avec plus de 1,5 million de réfugiés recensés sur son territoire, le Tchad accueille la plus vaste population de personnes déplacées d’Afrique de l’Ouest et Centrale. L’afflux continu depuis avril 2023 de plus de 938 000 réfugiés soudanais fuyant les combats accentue la pression sur les ressources locales et les denrées de première nécessité.

Fidèle à sa loi d’asile de 2023, le gouvernement tchadien ambitionne d’intégrer progressivement ces populations dans le tissu économique national. C’est tout le sens du projet RESITCHAD, financé par la Banque mondiale pour réduire la dépendance à l’aide humanitaire d’urgence.

Pour le volet à impact rapide ciblant l’Est (volet couvrant 107 sites répartis au Ouaddaï et dans le Sila), une enveloppe de 27 millions de dollars a été confiée au Programme Alimentaire Mondial (PAM). En 24 mois, ce partenariat permet un déploiement massif d’infrastructures sociales et environnementales :

Santé : 25 centres de santé construits et équipés, 1 bloc chirurgical, 10 salles de consultation additionnelles et 2 incinérateurs médicalisés.

Éducation : 8 écoles neuves construites, 20 établissements réhabilités et 150 enseignants formés par le ministère de l’Éducation nationale.

Eau & Pastoralisme : 20 points d’eau d’urgence aménagés et 10 puits pastoraux créés.

Infrastructures & Agriculture : 3 axes routiers réhabilités, 10 seuils d’épandage construits pour freiner l’érosion et régénérer les terres.

Environnement & Énergie : 250 000 plants forestiers et fruitiers produits pour reboiser 1 500 hectares, accompagnés de la distribution de 1 200 sacs à rétention thermique et 500 foyers améliorés.

En relayant les voix des bénéficiaires sur le terrain, la caravane de presse engagée à Goz Beïda met en lumière un modèle de transition réussi, où la solidarité envers les réfugiés devient un levier de développement partagé pour le Tchad.

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