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Le Tchad franchit une nouvelle étape dans la structuration de son secteur touristique. À N’Djaména, le Comité technique chargé de l’élaboration des plans de développement touristique du Parc national de Zakouma et de la Réserve naturelle et culturelle de l’Ennedi a été officiellement installé, ce 24 septembre 2026.

La cérémonie d’installation a été présidée par Abakar Rozzi Teguil, ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, en présence de son collègue Hassan Bakhit Djamouss, ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable.Créé par l’arrêté n°0131/PR/PM/MDTCA/SG/2026 du 8 septembre 2026, ce comité aura pour mission de proposer des orientations concrètes afin de mieux valoriser le potentiel touristique de ces deux territoires emblématiques, tout en veillant à la préservation de leur patrimoine naturel, culturel et historique.

Faire du patrimoine un moteur de développementDans son discours, le ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat a rappelé l’importance stratégique de Zakouma et de l’Ennedi dans la politique touristique nationale.Selon lui, ces deux territoires doivent devenir « de véritables leviers de développement touristique, économique et territorial, au bénéfice de la Nation et des populations locales ».

L’objectif est notamment de renforcer leur contribution à l’économie nationale, de favoriser la création d’emplois et de permettre aux communautés riveraines de bénéficier davantage des retombées liées au développement touristique.

Cette démarche s’inscrit dans la vision du Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, Président de la République, Chef de l’État, notamment à travers le Chantier 12, consacré à la promotion et à la valorisation des merveilles culturelles et touristiques du Tchad.

Elle intervient également dans le prolongement des accords de partenariat conclus le 2 juillet 2026 entre le Gouvernement tchadien et African Parks, dans le cadre du renforcement de la conservation et de la gestion des espaces naturels.Concilier tourisme et conservationLe développement touristique ne saurait, selon les autorités, se faire au détriment des richesses naturelles et culturelles.

Le ministre a ainsi appelé à une approche permettant de concilier développement touristique, conservation du patrimoine et bénéfices pour les populations locales.« Le tourisme doit contribuer à protéger et à valoriser notre patrimoine », a-t-il souligné.Dans cette perspective, les communautés riveraines devront être pleinement associées à la dynamique. Elles devraient notamment pouvoir bénéficier de nouvelles opportunités dans les domaines de l’emploi, de la formation, de l’hébergement, de l’artisanat et des services touristiques.

Cette approche vise à faire du tourisme un outil de développement local, tout en renforçant l’appropriation et la protection des patrimoines par les populations concernées.Deux territoires, deux potentiels touristiquesLes travaux du Comité technique devront aboutir à deux plans de développement touristique distincts, mais complémentaires, adaptés aux caractéristiques propres à chaque destination.

Pour le Parc national de Zakouma, l’accent sera notamment mis sur la biodiversité, la conservation et la grande faune, qui constituent des atouts majeurs pour le développement de l’écotourisme.Du côté de l’Ennedi, les paysages exceptionnels, le patrimoine rupestre ainsi que les richesses naturelles et culturelles devront occuper une place centrale dans les orientations proposées.

Les questions liées à l’accessibilité, aux infrastructures, à la sécurité, à la formation des acteurs, à la promotion touristique, à la gouvernance et au financement devront également être intégrées dans les futurs plans.Un délai d’un mois pour proposer des actions concrètesLe Comité technique dispose d’un délai d’un mois pour mener ses travaux et produire des documents réalistes, opérationnels et hiérarchisés.

Les plans attendus devront notamment définir les actions prioritaires, établir un calendrier de mise en œuvre, proposer des indicateurs de suivi et identifier des mécanismes de financement adaptés.

À travers ce chantier, les autorités entendent poser les bases d’une stratégie touristique plus structurée, capable de renforcer progressivement l’attractivité de la Destination Tchad.

L’ambition est de faire de la conservation du patrimoine et de sa valorisation touristique deux dynamiques complémentaires, capables de contribuer au développement économique et territorial tout en créant de nouvelles opportunités pour les populations locales.Tchad, Nouvelle Destination.

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