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Face à la recrudescence des violences intercommunautaires dans le pays, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) passe à l’action sur le terrain. Ce vendredi 6 novembre 2026, une délégation officielle conduite par le président de l’institution, Belngar Larmé Jacques, s’est rendue dans le département de Ngoura, situé dans la province du Hadjer-Lamis.

Cette descente survient une semaine après une série d’affrontements meurtriers ayant causé d’importantes pertes en vies humaines et de lourds dégâts matériels à Ngoura, mais aussi dans la sous-préfecture de Mouraye (département du Bahr Azoum, dans la province du Salamat).

Reçue dès son arrivée par le préfet de Ngoura, Abdelbassit Zakaria, et par le maire de la ville, Adoum Mahamat Adoum, la délégation composée de commissaires et de chefs de service s’emploie à vérifier les premières pistes. Selon les éléments initiaux communiqués par les autorités locales, un différend lié à l’accès et à la gestion d’un puits serait à l’origine de l’embrasement, une hypothèse que la CNDH entend confronter aux témoignages directs des habitants.

Au cours de son séjour, la mission indépendante mènera un travail d’investigation approfondi pour établir les faits, documenter les violations des droits humains commises et formuler des recommandations concrètes aux autorités judiciaires et administratives. Le programme comprend des entretiens avec les autorités locales, traditionnelles et administratives, le recueil de témoignages auprès des victimes, des rescapés et des témoins oculaires et la visite et l’inspection des sites touchés par les violences.

Cette intervention s’appuie sur le cadre légal et constitutionnel de l’institution. La CNDH rappelle que son indépendance est garantie par l’article 208 de la Constitution tchadienne du 29 décembre 2023 (révisée en 2025), tandis que ses articles 209 et 210 consacrent respectivement ses missions de protection des droits de l’Homme et son pouvoir d’autosaisine sur l’ensemble du territoire national.

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