
Grâce au financement de la Banque mondiale et à la mise en œuvre du PAM, ce forage résilient au changement climatique garantit un accès durable à l’eau potable.
L’eau potable coule désormais à flot à Baouda, un village situé dans la zone de Goz Beïda (province du Sila). Longtemps confrontée à une pénurie hydrique sévère, cette localité franchit une étape majeure vers l’amélioration de ses conditions de vie et la préservation de la santé publique.
Cette avancée a été rendue possible grâce au Gouvernement tchadien à travers RESITCHAD (Projet de Développement Territorial et de Résilience au Tchad), une initiative financée par la Banque mondiale et exécutée sur le terrain par le Programme Alimentaire Mondial (PAM).

L’ouvrage livré à Baouda est un point d’eau moderne alimenté par des panneaux solaires, une technologie parfaitement adaptée aux contraintes du milieu sahélien. En offrant une source d’énergie propre et autonome, cette infrastructure résiliente face aux chocs climatiques garantit une alimentation en eau continue sans coût de carburant pour les usagers.
Pour les habitants, le changement est immédiat. L’ensemble de la communauté peut désormais étancher sa soif et subvenir à ses besoins quotidiens sans restriction. La fin des corvées d’eau sur de longues distances libère du temps pour la scolarisation et les activités économiques. La consommation d’eau propre réduit considérablement les risques de maladies d’origine hydrique.

Dans cette zone de l’est du Tchad, la pression démographique liée à l’afflux de réfugiés soudanais accentue la compétition autour des ressources naturelles. En garantissant un accès partagé et abondant à l’eau potable, l’infrastructure de Baouda contribue directement à apaiser les tensions locales.
En répondant simultanément aux urgences humanitaires et aux défis du développement à long terme, le projet RESITCHAD démontre qu’une gestion durable de l’eau constitue le premier pilier de la stabilité et de la résilience communautaire à l’Est du Tchad.
