SARAFBOUGOU — Face aux risques de tensions liés à l’accès aux ressources et à la circulation du bétail, les autorités administratives de Sarafbougou misent sur le dialogue et la prévention. Le sous-préfet Abdelaziz Ahmadaye Bakhit a effectué, dimanche 13 septembre 2026, une descente sur le terrain à la suite d’un différend opposant des agriculteurs et des éleveurs.
Accompagné des chefs traditionnels, des responsables des forces de sécurité, des notables et des membres du comité de cohabitation pacifique, le sous-préfet s’est rendu sur le site concerné pour constater la situation et entendre les différentes parties.
Des tensions autour des espaces agricoles et pastorauxLe différend porte notamment sur les couloirs de transhumance, les zones de pâturage, les points d’eau et les aires de stationnement du bétail. La pression exercée sur ces espaces peut constituer une source de tensions entre communautés, notamment pendant les périodes de déplacement du bétail.
Sur place, l’autorité administrative a privilégié l’écoute et le dialogue. Les représentants des communautés concernées ont exposé leurs préoccupations et leurs différents points de vue. Les échanges ont permis aux parties de rechercher une solution consensuelle et de parvenir à un compromis destiné à ramener le calme.
Le sous-préfet appelle au respect des espacesÀ l’issue des discussions, le sous-préfet Abdelaziz Ahmadaye Bakhit a insisté sur la nécessité de traiter les différends avant qu’ils ne dégénèrent en affrontements.«« Le dialogue doit toujours primer sur la confrontation.
Lorsqu’un différend apparaît, il faut le régler à temps, avant qu’il ne prenne une autre dimension. La prévention et le dialogue sont essentiels pour préserver la paix entre nos communautés », a déclaré le sous-préfet.»L’autorité administrative a également rappelé que les couloirs de transhumance et les zones de pâturage doivent être préservés et respectés, au même titre que les espaces réservés aux cultures.
Ces règles concernent l’ensemble des acteurs, qu’il s’agisse d’éleveurs nomades ou sédentaires et des populations agricoles.Les autorités privilégient la préventionPour l’administration locale, la prévention demeure un moyen essentiel de réduire les risques de conflits communautaires.
La présence des chefs traditionnels, des notables, des forces de sécurité et du comité de cohabitation pacifique vise notamment à faciliter le règlement local des différends et à maintenir le dialogue entre les communautés.La rencontre s’est achevée dans un climat d’apaisement.
Les différentes parties ont convenu de respecter les mesures arrêtées lors de la médiation, avec pour objectif de préserver la paix, renforcer la cohabitation pacifique entre agriculteurs et éleveurs et prévenir de nouveaux incidents dans la zone.
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